True Blood Saison 01 02 03 04 05 06 07 FRENCH

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True Blood Résumé : Ayant trouvé un substitut pour se nourrir sans tuer (du sang synthétique), les vampires vivent désormais parmi les humains. Sookie, une serveuse capable de lire dans les esprits, tombe sous le charme de Bill, un mystérieux vampire. Une rencontre qui bouleverse la vie de la jeune femme…

Note (8,1/10): Alan Ball, c’est avant tout Six Feet Under, une série qui approche la perfection sous tous les angles. Et si t’es pas d’accord, c’est que t’as pas compris et c’est comme ça.Alors avec True Blood, on l’attendait au tournant avec la fébrilité d’un daim attendant de se jeter sur un break familial pour en traumatiser les gamins.Et qu’en est il ? On peut y voir plusieurs facettes. Le thème de la « différence » est bien sur présent dans un contexte de bled paumé au fin fond de la Louisiane où la tolérance n’est pas le maitre mot.En se servant des vampires comme nouveau Bouc-émissaire de l’humanité, Alan Ball nous offre une réflexion sur le pourquoi du comment les rednecks-bouseux-péquenots des States peuvent pas saquer 80% de l’humanité (et les autres du coup).Enfin ça, c’était au début. Maintenant True Blood, c’est une série Popcorn avec une réalisation chiadée et décomplexée.Là où beaucoup de personnes pourraient trouver ça too much, niais et proche du ridicule, moi je la prend comme telle. Alan Ball ne fait pas ce genre d’erreur, Six Feet Under l’a prouvé. Il se lâche complètement et se permet TOUT ce qu’il veut. Tous les délires/dérives sont voulus, l’exagération, le Cheesy à outrance… Une fois qu’on a intégré ça, on s’éclate.Les personnages sont bien foutus chacun dans leur style et sont franchement classieux (Big Up Lafayette, l’un des plus funky-groovy-virilement gay jamais créé ou Godric, la force tranquille Jesus style des vampires) mais peuvent effectivement énerver (cf Bill avec ses « SOOKIE, I LOVE YOU SOOKIE », would you shut up please and stop being useless?).Bref, pour moi, c’est du kiff en barre à chaque épisode et ça, ça n’a pas de prix.

Réalisateur : Alan Ball
Origine de la serie : Américaine
Genre : Drame, Fantastique, Romance
Acteurs : Anna Paquin, Stephen Moyer, Ryan Kwanten
Statut : En production
Date de diffusion de la saison : 23 Juin 2014

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Critique :

Avec Six Feet Under, le scénariste Alan Ball avait gratifié les amateurs de séries de cinq saisons élevées au rang de culte, dont six dernières minutes d’une beauté propre à tirer des larmes aux pierres. Son nouveau projet, True Blood, était donc attendu avec une impatience fébrile et l’espoir de voir la magie se prolonger. Même s’il n’était pas raisonnable de se poser la question, on ne pouvait s’empêcher de se demander : peut-il faire encore mieux ? Difficile. Peut-il faire moins bien ? Probable. Une chose était certaine, il convenait de faire différent.

Et sur ce point, la nouvelle production, dont le premier épisode a été diffusé lundi soir sur le HBO, tient ses promesses. Ball a adapté la série de romans de Charlaine Harris intitulée The Southern Vampire Mysteries et ne fait plus la même chose. Récompensé par un Oscar pour son scénario d’American Beauty (1999), Ball traitait de gens ordinaires dotés d’une psychologie complexe. Avec True Blood, il nous parle de gens extraordinaires (les vampires intégrés dans la société des humains) équipés d’une psychologie relativement simple (la survie et le sexe).Une fois la surprise passée (il est encore trop tôt pour parler de déception), on tente malgré tout de s’arrimer à l’histoire. On se coule dans l’atmosphère du sud des Etats-Unis et l’on épouse le caractère bien évident des personnages. True Blood se déroule dans la petite ville de Bon Temps, un bled de Louisiane où les grillons chantent la nuit, un bled comme il en existe des milliers. L’héroïne Sookie Stackhouse est serveuse dans un roadhouse, le Merlotte, où les habitants du coin se retrouvent pour manger, passer le temps et vérifier qu’ils appartiennent bien à la même communauté.

Ces notions de repli sur soi-même et de méfiance à l’égard de l’étranger sont parfaitement restituées dès les premières scènes. Sans que cela soit dit, l’inconnu est d’emblée considéré comme une menace potentielle. Cette menace est encore accentuée quand il s’agit de vivre avec des vampires. Ces derniers ont quitté leurs cercueils et ont trouvé un moyen d’étancher leur soif sanguinaire en consommant de l’hémoglobine synthétique mise au point par des Japonais. Mieux, les vampires revendiquent le droit de vivre en paix parmi les humains et ont constitué une ligue de défense de leurs droits.D’emblée, True Blood se présente comme une critique du racisme, de l’homophobie et des attitudes d’exclusion en général. Car fait nouveau, les vampires ne sont plus seulement de méchants et dangereux prédateurs (comme c’est le cas dans les nombreuses fictions qui leur furent consacrées), ils apparaissent comme des proies. Leur sang, consommé en petites quantités, possède des vertus de jouvance pour les humains.

Tout cela est plutôt bien campé et surtout bien filmé. Malheureusement, True Blood ne va pas plus loin (pour le moment). En fait, la série souffre de ses personnages et de la manière dont ils sont interprétés. Sookie, T-shirt blanc moulant et mini-short, prend des poses de midinette capable de fondre comme un sucre dans un verre d’eau lorsque paraît un beau vampire, Bill Compton, genre ténébreux et blafard. Anna Paquin réduit son jeu à quelques mimiques qui la rendent cruche, tandis que Stephen Moyer a simplement du mal à imprimer la pellicule.Pour faire bon poids, Ball ajoute deux personnages aussi caricaturaux que pathétiques : Lafayette Reynolds (Nelsan Ellis), cuisinier au Merlotte et homosexuel affiché, et sa cousine Tara Thornton (Rutina Wesley) dont on a envie de passer la bouche au savon.

Dans cette ambiance, légèrement moite et grasse, le sexe est omniprésent. Du moins, il semble occuper l’esprit de tous les personnages et constitue un rouage déterminant de l’intrigue. Jason, le frère de Sookie, est une sorte de Don Juan local dont les conquêtes ont la fâcheuse tendance à mourir dans des circonstances violentes. Pour le cas où nous n’aurions pas compris, Ball nous gratifie d’une scène de cul entre une nymphomane et un vampire, scène dont on perçoit mal l’intérêt, autre que libidineux. Si l’idée (parfaitement louable) était d’illustrer la relation d’attraction et de répulsion que peuvent éprouver l’une pour l’autre deux personnes étrangères, elle est noyée dans une vague de grognements et de râles.Cette relation est également déclinée au travers de l’attraction qu’éprouve Sookie pour Compton. Mais, la jeune femme montre une telle naïveté (nullement tempérée par sa grand-mère Adele avec laquelle elle vit) que l’on reste interdit. En lisant entre les scènes, on entrevoit une évolution du personnage où la candeur cède la place à une certaine maturité, l’apparition du prince charmant la faisant passer de l’état de petite fille à celui de femme. Comme dans un conte pour enfants.

Malgré cela, on a envie de rester optimiste et l’on veut croire que la suite sera de meilleure facture. D’abord parce que l’on imagine que les dons de télépathie dont est pourvue Sookie lui seront utiles dans les méandres de l’intrigue. Ensuite, parce que la scène finale laisse augurer des développements beaucoup moins convenus. Admettons que cette première heure a servi à la mise en place, un peu maladroite et pataude, de l’histoire et gageons que Ball cache des tours plus compliqués dans son sac. D’autant que les vampires font figure de suspects parfaits dans les meurtres qui frappent Bon Temps. En tout cas, tout le monde a envie de le croire.