The 33 FRENCH

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The 33 FRENCH

Résumé : Le 5 août 2010 au Chili, suite à un effondrement dans une mine de cuivre et d’or, 33 personnes se retrouvent coincées dans les décombres. Réfugiés dans un abri à 700 mètres de profondeur, ces mineurs attendent que des équipes de secours viennent les récupérer. L’attente sera interminable et le périple durera 69 jours…

Note 7.3/10 : On reste bien souvent le souffle coupé devant la reconstitution des événements. Qu’il s’agisse de l’immensité de la mine, du dédain de la compagnie pour ses travailleurs, de l’espoir qui anime les 33 mineurs et le ministre ou de la ténacité de Maria, bien décidée à sauver son frère et ses compagnons, on ne peut qu’être fasciné par cette histoire et qu’admirer le courage de ces hommes, restés 69 jours sous terre, dont 17 jours sans aucun contact avec le monde extérieur, à rationner la nourriture et à espérer qu’on les cherche. Les scénaristes ont également pensé à inclure quelques éléments comiques, afin de ne pas alourdir le long métrage de 127 minutes, mais cela ne compense ni le fait que des acteurs de renom ont un faux accent espagnol, ni que le scénario n’effleure que trop rapidement certains éléments qui auraient mérité d’être développés.

Origine du film : Américain, Chilien
Réalisateur : Patricia Riggen
Acteurs : Antonio Banderas, Rodrigo Santoro, Juliette Binoche
Genre : Drame, Biopic, Historique
Année de production : 2015
Distribué par : Warner Bros. France

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Critique :

En 2010, 33 personnes sont restées prisonnières d’une mine pendant 69 jours. Une tragédie qui a marqué au fer blanc le Chili. Cela n’a pas pris de temps avant qu’un long métrage de fiction voit le jour et il reçoit l’habituel traitement hollywoodien où tout le monde parle évidemment anglais.

Après une jolie entrée en matière dotée de magnifiques paysages de montagnes, les différents mineurs sont présentés en rafale. Il y a le père inébranlable, celui qui attend un bébé, l’homme qui dort dans la rue, son comparse en froid avec sa soeur, l’autre qui n’arrive pas à faire accepter sa maîtresse à sa mère, etc. Des gros stéréotypes, des clichés ambulants qui annoncent déjà que le scénario (c’est inspiré d’un livre, mais tout de même) restera toujours en surface, qu’il ne voudra jamais explorer les profondeurs de l’âme humaine.

Les analystes prouvent que la mine est instable avec une séquence identique à celle du Titanic, ce qui n’empêche pas nos protagonistes d’être envoyés dans le trou et d’affronter rapidement des éboulements. Cette scène d’action – la seule du film – est tellement ratée que l’on imagine aisément voir retontir Sylvester Stallone qui se pense encore dans Daylight. Les survivants sont acculés dans une pièce minuscule dotée de provisions pour seulement trois jours…

À partir de là, les enjeux se déroulent en deux actes. Les tensions qui apparaissent sous la terre et qui sont calmées par Super Mario. Un personnage défendu par Antonio Banderas qui aura rarement paru aussi charismatique et monolithique. Ces séquences longues et répétitives au possible sont rehaussées par un certain humour (des blagues de cannibales qui ne sont toutefois pas aussi mordantes que dans Alive) et une séance de rêve assez rigolote.

Puis il y a tout le remue-ménage à l’extérieur. Ces proches qui prient, ce gouvernement qui tarde à réagir puisque la mine est privée et ces journalistes qui rôdent comme des vautours. Tous les éléments étaient là pour une satire incendiaire à la Ace in the Hole de Billy Wilder. Elle ne se développera pourtant jamais, car l’accent est surtout mis sur l’être contestataire campé par Juliette Binoche (dans un rôle initialement conçu pour Jennifer Lopez). Peu crédible, passant son temps à crier et à chialer (aucune comédienne ne pleure mieux qu’elle devant la caméra), la grande actrice en donne beaucoup pour pas grand-chose. De quoi lui préférer le toujours juste Gabriel Byrne en ingénieur fataliste et de louanger deux grands retours : celui de James Brolin qui n’a plus les réflexes de son fils Josh et celui de Lou Diamond Phillips qui n’a pas eu une présence aussi importante au cinéma en près de deux décennies….

Source (cinoche.com)