Macbeth TRUEFRENCH

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Macbeth TRUEFRENCH

Résumé : 11ème siècle : Ecosse. Macbeth, chef des armées, sort victorieux de la guerre qui fait rage dans tout le pays. Sur son chemin, trois sorcières lui prédisent qu’il deviendra roi. Comme envoûtés par la prophétie, Macbeth et son épouse montent alors un plan machiavélique pour régner sur le trône, jusqu’à en perdre la raison.

Note 7/10 : Étrange parti-pris du réalisateur de ce Macbeth version 2015, qui passe après des réalisateurs aussi importants que Roman Polanski, Akira Kurosawa et surtout Orson Welles. En effet, Justin Kurzel essaie de faire oublier au maximum l’origine théâtrale de son film. Ainsi, il coupe énormément de dialogues pour mettre de nombreux passages silencieux se voulant métaphysiques mais qui se révèlent au final assez lourds, le tout renforcé par une musique de Jed Kurzel (le frère du réalisateur) très pesante. Ainsi, si on ne connait pas la pièce, il est difficile de bien comprendre des aspects importants de l’histoire (tout ce qui concerne les références à la forêt en marche notamment). De même, le choix de montrer l’assassinat de Duncan et non de le suggérer n’est pas très convaincant : la comparaison inévitable avec la même séquence uniquement filmée de l’extérieur dans le film de Welles est ainsi loin d’être à l’avantage de l’adaptation de Kurzel. Tout cela est dommage car les interprètes, Michael Fassbender et Marion Cotillard en tête, sont tous très convaincant et car la photographie de Adam Arkapaw est très belle (même si les ralentis lors des scènes d’actions sont très lourds). Malgré quelques points intéressants, Justin Kurzel signe une adaptation très lourde et réussit à rendre Macbeth, une des meilleurs pièces de Shakespeare, ennuyante. Il vaut mieux revoir une fois de plus l’adaptation d’Orson Welles.

Origine du film : Britannique, Français, Américain
Réalisateur : Justin Kurzel
Acteurs : Michael Fassbender, Marion Cotillard, David Thewlis
Genre : Drame
Durée : 1h 53min
Date de sortie : 18 novembre 2015
Année de production : 2015
Distribué par : StudioCanal

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Critique :

Très difficile de noter ce film car il faudrait tout distinguer : la mise en scène, la prise de vue, la musique, les jeux d’acteurs, le parti pris et chacun obtiendrait une note allant de 1 à 5 étoile. Commençons par le casting : excellent. Michael Fassbender est un Macbeth à la fois attachant et froid, il incarne à merveille le personnage shakespearien qui sombre dans la folie. Quant à Marion Cotillard, elle témoigne une fois encore de son talent d’actrice. Elle fait une lady Macbeth sublime : elle a à la fois le port majestueux et la froideur de la tentatrice avide de pouvoir, et la justesse du jeu de la femme dépassée par la réalité de ce qu’elle a initié, qui perd le contrôle et sombre peu dans une folie. Cependant les acteurs sont sous utilisés. La mise en scène ne permet pas aux rôles d’être transcendés. La scène où Lady Macbeth se lave les mains qu’elle imagine pleine de sang aurait pu être extraordinairement jouée par Marion Cotillard mais le choix de la mise en scène statique de la femme qui pleure empêche de donner tout son sens à ce passage clé du passage de la raison à la démence, de cette image de Ponce Pilate, de cette lutte entre le désir et la conscience morale. Bref, c’est un gâchis car le potentiel est là. Idem pour le fameux soliloque de l’acte V « tomorrow, and tomorrow ».

Ensuite le choix des prises de vue : gros plans et ralentis. Le choix est très intéressant car il illustre ce qui caractérise la tragédie d’après la poétique d’Aristote, à savoir le destin, rouleau incompressible qui vient s’abattre sur le héros et qui appliquera quoi qu’il arrive une issue funeste. Dans ce sens, le choix de l’imagerie est magnifique et tout à fait adapté à la pièce. Mais quelle lenteur ! Quel ennui ! Au début on voit bien le désespoir, l’envie, la jalousie, la colère, bref toutes les expressions si bien jouées, mais à la fin force est de constater qu’on ne peut plus se concentrer sur tout ça et qu’on finit par se dire « tiens il a un bouton dans le cou » au lieu de percevoir la douleur. Pour ce qui est de la musique, elle est magnifique et s’harmonise avec le décors des vallées irlandaises. Mais si elle est grandiose, elle est aussi lente et monotone, comme les paysages d’ailleurs. Pourtant l’Irlande est loin d’être monotone, l’Irlande ce n’est pas que la pluie et la grisaille qu’on nous montre, l’Irlande c’est aussi des couleurs, des rayons de soleils, des arcs en ciel, des verts sublimes comme on en voit nulle part ailleurs. Et je n’ai pas pu m’empêcher de penser à la musique de Verdi qui rythme cette tragédie en alternant des musiques triste et gaies, des chants de guerre, des chœurs de paix, des dissonances et des airs de folie, des violons et des tambours, bref : du Shakespeare. Chez Shakespeare ce qui est formidable c’est qu’une tragédie n’est jamais que triste, on rit. Cette vie pleine de bruit et de fureur qui ne signifie rien est tantôt risible tantôt digne de larmes.

Dans ce film tout est noir, c’est un parti pris, un point de vue. Ce qui m’amène au dernier point de la critique : le parti pris. Le réalisateur quitte la tragédie avec ce fameux destin et remplace le choix du dramaturge de voir son héros subir implacablement le destin prédit par les oracles (ici les sorcières) par un conception moderne qui oscille entre déterminisme et individualisme méthodologique. A ce niveau là le film est passionnant à analyser mais on se demande pourquoi, s’il veut aborder ce sujet, le réalisateur à choisit Macbeth et non le crime de Lord Arthur Saville (par exemple). En bref, j’ai commencé à m’ennuyer, puis en adoptant un point de vue esthétique et analyse comparée, j’ai beaucoup aimé cette œuvre. Pourtant je lui mets une note basse parce que c’est trop long et pénible. Même si le texte ne s’arrête jamais d’être récité, l’auteur invente des choses qui ne sont pas dans la pièce (une petite fille parmi les 3 sorcières, la mort d’un enfant du couple Macbeth, etc.) et qui n’ont pas lieu d’être car ils n’apportent rien. La rédemption des héros, même dans notre époque moderne où jouer sur la corde maternelle est de bon goût, se fait dans leur naufrage dans la folie. Les gens autour de moi s’ennuyaient et je les comprends, lorsqu’on vient voir un film, on n’a pas envie de faire l’analyse que je viens de faire, on vient pour la catharsis, d’autant plus quand il s’agit d’une tragédie. Or ici, c’est une œuvre d’art que l’on nous présente et non une pièce, et aussi amateur d’art que l’on soit, on n’a pas nécessairement envie de passer 2h à l’admirer ou à l’analyser.